Billet d'humeur

Le poulet du dimanche

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L'océan en automne

 

Etant en vacances au bord du grand Bleu, j’en ai profité pour me livrer à mes activités préférées qui sont le ciné, la lecture, la peinture, les balades et les petits plats.

J’ai bien entendu eu envie de vous faire partager le fruit de ces occupations.

Tout d’abord le cinéma avec l’excellent documentaire « Sur le chemin de l’école « puis les bouquins avec le dernier Kennedy et le livre de Joelle Goron grace à qui nous ferons une plongée de plus de cinquante ans en arrière sur les habitudes alimentaires françaises. Savoureux !

Je vous parlerai une autre fois de mes différents barbouillages visant à rajeunir quelques cadres et autres miroirs de notre petite maison vendéenne.

Quant aux balades ci joint quelques photos iodées et régénérantes ganivelles d'automne

plage d'automne

Donc suivant le conseil d’une amie ainsi que celui de critiques cinématographiques renommés je suis allée voir le documentaire « Sur le chemin de l’école ».

L’histoire d’enfants aux quatre coins du globe partageant la même soif d’apprendre et la même difficulté pour chacun d’aller a l’école :

Jackson,11 ans, kénian parcourt à pied matin et soir avec sa petite soeur,15 kms au milieu de la Savane pour se rendre à l’école.

Zahira,12 ans, habitante des montagnes de l’Atlas marocain a 4 heures de marche avant de rejoindre l’internat.

Samuel,13 ans, indien, handicapé est poussé par ses petits frères dans un fauteuil improbable et brinquebalant pendant plus d’une heure pour atteindre son collège.

Carlos, 11 ans, argentin, traverse les plaines de Patagonie sur plus de 18 kms à cheval, avec sa petite soeur, matin et soir pour aller en cours.

C’est un film touchant sans pathos ni misérabilisme ou l’insouciance et la légèreté prennent le dessus sur la peur, le danger ou la fatigue des enfants, c’est aussi une ode à l’enseignement et à l’école.

Belle leçon de courage !

(….)  » La caméra de Pascal Plisson retranscrit sans relâche, la force de caractère des jeunes protagonistes, la sérénité de leur environnement familial, et leur inépuisable volonté d’émancipation sociale » D . Leblanc « Premiére ».

Sur le chemin de l'école

 

 

Comme le dit François Busnel « Douglas Kennedy incarne une exception littéraire : les romanciers capables de questionner le monde tout en le divertissant  »

Pour ce dixième roman intitulé « Cinq jours » Kennedy se met à nouveau dans la peau d’une femme et nous raconte l’histoire de Laura, technicienne en radiologie dans un petit hôpital de la côte est- américaine, empêtrée dans un mariage qui touche à sa fin, en quête d’amour (le vrai !) et subissant le raz de marée d’une aventure sentimentale .

On retrouve les thèmes chers à Kennedy et les questions qui l’obsèdent :

Peut on changer de vie, avoir le courage de recommencer a zéro lorsque le bonheur se présente ?

Ce roman est inspiré d’un double échec conjugal : le sien et celui de ses parents.

Je dois avouer que la fin m’à laissée un peu perplexe mais comme d’habitude avec Kennedy on se laisse prendre à cette radiographie de la vie, de ces personnages en manque de courage ou en mal d’amour, tellement humains, tellement vrais .

Douglas Kennedy

 

 

Vous le savez, je ne suis pas un perdreau de l’année et si vous êtes comme moi, je suis sure que vous vous souvenez avec plaisir de la chroniqueuse, sociologue et ancienne « froufrouteuses » ( 1992 à 1994) Joelle Goron.

Aujourd’hui complice de Stephane Bern sur RTL, elle se moque des petits travers de ses semblables avec beaucoup d’humour.

Elle vient de publier un nouveau livre « Le poulet du dimanche » sorte d’encyclopédie de la société française au travers de ses habitudes alimentaires depuis les années 50 à nos jours.

Humaniste convaincue elle brosse le portrait de la femme  » dans la cuisine  » et son évolution sur cinq décennies.

Chronique décapante à mi chemin entre « Vive la vie » et les » Desperates housewives  » en passant par Marithé.

Ci joint quelques exemples :

(…) « Au quotidien, on prend les repas dans la cuisine, qui surtout dans les appartements, se trouve souvent au fond du couloir. A ce moment la c’est une pièce très modeste, étroite, et le mobilier se résume à une table, un buffet deux corps et des chaises en Formica jaune ou beigeasse. S’il y a un placard dans le mur tant mieux. En général , installé dans un coin, il offre un refuge pour le balai O-cedar et le seau pour laver le carrelage ».

(…)  » Et les réunions Tupperware. Une occasion pour les femmes d’entrer dans le monde du travail et de gagner quelques sous en réunissant des copines à qui elles tentent de vendre des boites en plastique pour ranger les aliments dans leur nouveau frigo. »

Cerise sur le gâteau on y trouve les recettes des plats à la mode de l’époque :

-Les bouchées à la reine ou les bananes flambées à la vanille (1950/1960)

-La fondue savoyarde ou l’omelette norvégienne (1960/1970)

-Les aiguillettes de canard en aigre -doux et ses trois purées (1970/1980)

-La terrine de poisson au cresson ou la crème brulée (1980/1990)

-Le cake au jambon et aux olives et ses variantes (1990/2000)

-Le caramel de lait de coco au gingembre et aux sésame (2000 et plus)

Franchement n’hésitez pas, achetez ce livre et savourez le en famille un dimanche devant ..un poulet rôti !

Seul bémol, beaucoup de fautes d’orthographe ..

Le poulet du dimanche Capture d’écran 2014-04-21 à 19.18.52Le poulet du dimanche de Joelle Goron

 

 

Je vous souhaite un week-end cinématographique, bibliophilique et gastronomique (pour la rime) .
la pêche en Vendée

 

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