Les Billets de Kath & ko

Mes livres de septembre

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Alors que l’été indien traine des pieds et que l’automne pointe le bout de son nez,  il est encore temps de s’éterniser dehors sur une bonne vieille chaise longue (qui vit elle aussi ses dernières heures ensoleillées avant les 8 mois de grenier), accompagnée d’une bonne tasse de thé et d’un livre.

Dans ma sélection de septembre j’ai trouvé quelques nouveaux auteurs à vous présenter, et des poids lourds de l’édition  futurs best seller, peut être même futurs prix littéraires (ou pas).

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-« Le Nombril »  est le premier roman d’ Elisabeth  Cadoche, créatrice de  documentaires culturels pour la télé.

Son nombril, c’est bien le drame  d’ Adam, jeune professeur  de français, puisqu’il est né sans (nombril), adopté par des parents en manque d’enfant, différent dans l’indifférence, en mal de tendresse et d’affection.

On le suit intrigué dans la recherche  de son histoire et de ses origines, dans ses questions sans réponse sur la vie, les filles, l’amour, sur ses rêves (apparitions?)  prémonitoires de son grand-père et de ses groupies-sardines( si si),  et surtout  insensiblement, cet anti-héros nous devient sympathique, familier, on se surprend même à l’aimer (avec ou sans nombril).

Malheureusement, pas de publication papier, pour le moment, pour ce livre numérique édité par 31 Editions, que l’on peut donc acheter sur tablette ou sur ordi en téléchargeant  gratuitement l’application Kindle.

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-Les fans de Downtown abbey et de Gosford park  connaissent bien  Julian Fellowes, puisque il en est l’heureux scénariste.

Avec Passé imparfait, son deuxième roman il nous transporte dans la bonne société anglaise des sixties.

Loin des Beatles et des Stones, c’est de saison des débutantes, de courses à Ascot, et de tea parties qu’il s’agit,  avec pour fil rouge une enquête de paternité pour l’antihéros du livre, le narrateur, fils de diplomate, chargé de retrouver l’enfant de son roturier d’ami Damian Baxter, un instant égaré dans cette gentry.

Parfaitement écrit, ce livre, un brin autobiographique, Fellowes étant lui même fils de diplomate, nous dépeint également  la tristesse du temps qui passe, la disparition de certaines valeurs et le pouvoir de l’argent .

A lire avec délectation.

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-Enfin  le nouveau  Foenkinos est arrivé, loin de la plume légère qui le caractérise  ( La délicatesse, Je vais mieux, La tête de l’emploi ) avec Charlotte il signe là un roman sobre, sincère et émouvant .

En voyage à Berlin, l’auteur découvre, fasciné,  l’oeuvre de Charlotte Salomon, artiste peintre et plasticienne, juive allemande décédée en 1943. Dès lors, il n’aura de cesse de brosser son portrait, marchant dans ses pas, retrouvant son école, visitant sa maison, jusqu’à  l’obsession .Il trouver enfin l’inspiration pour cette biographie: écrire des phrases courtes, aller à la ligne comme pour respirer et alterner le passé  de Charlotte avec son  présent à lui .

Les mauvaises langues disent qu’après ses succès faciles, Foenkinos se devait de faire le « roman de la maturité », il n’empêche, j’ai lu ce livre d’une traite, émue par le terrible destin de Charlotte Salomon, décédée, à 26 ans, enceinte dans une chambre à gaz.

A suivre le 5 novembre : les résultats du Renaudot pour lequel ce livre est sélectionné.

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La liste de mes envies est le best seller de Grégoire Delacourt, On ne voyait que le bonheur est son nouvel opus .

Dans ce livre très personnel il aborde des thèmes qui lui sont chers tels que la paternité, la famille, la lâcheté des hommes et le couple dans sa longévité .

Du nord de la France au Mexique, il nous embarque à notre insu dans la vie d’Antoine, assureur  et dans sa terrible  spirale de l’échec en tant que fils, père et mari. Touchant, émouvant, parfois violent et choquant, ce livre laisse un drôle de goût dans la bouche.

 

 

En vrac, parce qu’il se fait tard :

Six ans déjà d’Harlan Coben: le poids lourd du polar américain nous entraine à la suite de Jack , professeur à l’université, à la recherche de la vérité au travers de sombres et mafieux complots. Efficace, mâtiné de Ne le dis à personne, plus léger mais aussi plus mièvre que les précédents, se lit vite.

L’Autre de Sylvie Lebihan, premier roman à l’écriture mordante, froide, parfois brutale pour raconter deux destins de femmes qui se croisent lors des commémorations des attentats du 11 septembre, leur mari respectif y ayant perdu la vie. Femme battue pour l’une, épouse bafouée pour l’autre, c’est plutôt de joie qu’elles ont envie de pleurer lors de cet anniversaire, sujet original, déroutant et ultra sensible.

Que votre dimanche soit littéraire, paresseux et douillet

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