Littérature

Mes livres de mai

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C’est vrai, j’en conviens ma dernière « chronique littéraire » ( en toute simplicité) remonte au Moyen-Age et j’ai beaucoup de retard à rattraper. Pourtant les livres dont je vais parler aujourd’hui sont plutôt récents et je vous ai déjà annoncé leur sortie dans Mes bonnes nouvelles il y a quelques semaines.

Le premier, écrit par David Foenkinos s’intitule Le mystère Henri Pick et n’a strictement rien à voir avec sa dernière histoire. En effet,  Charlotte qui a obtenu le prix Renaudot et le Goncourt, était un hommage à Charlotte Salomon, jeune artiste juive au destin tragique.

Cette fois il nous entraine dans une sorte d’enquête littéraire provinciale et malicieuse et nous mène par le bout du nez  jusqu’au dernier chapitre.

Dans la presqu’ile de Crozon, Finistère, se trouve une bibliothèque municipale au rayon pour le moins original. Créé par Jean Pierre Gourvec, décédé depuis, il est dédié aux malheureux  manuscrits refusés par les maison d’édition, sorte de S.P.A du Livre qui attend son Lecteur. Justement, Delphine, jeune éditrice en vacances y découvre un roman suffisamment passionnant et bien écrit pour mériter son attention. « Les Dernières Heures d’une histoire d’amour » raconte la fin d’une passion sur fond d’agonie de Pouchkine, écrit pat un illustre inconnu Henri Pick, pizzaiolo de son état à Crozon et disparu depuis plusieurs années.

S’ensuit une galerie de portraits à vous donner le tournis : Marguerite Pick, sa veuve, Joséphine sa fille déprimée par son récent divorce, Fredéric le fiancé de Delphine, Magali, la nouvelle bibliothécaire, Jean Michel Rouche, ex chroniqueur littéraire au Figaro….

Ce livre devient forcément un best seller auréolé d’un tel mystère et  la valse des médias et des journalistes n’épargne personne  investissant le quotidien des habitants de la tranquille presqu’ile, interviews télévisées par ci, articles de presse par la.

Foenkinos s’en donne à coeur joie et dénonce en vrac  les succès stories de la  télé-réalité, les  magouilles du petit monde de l’édition et la dictature du marketing.

Et comme les apparences sont souvent trompeuses, il faut aller jusqu’à la dernière ligne pour comprendre qu’il n’y a finalement pas de mystère Henri Pick.

LE MYSTERE HENRI PICK  de David Foenkinos, éditions Gallimard, 288 pages

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Le second livre est le dernier roman d’Agnès Martin-Lugand Désolée je suis attendue. Il m’a tenu en haleine jusqu’à trois heures du matin cette nuit, c’est dire que j’avais à coeur de vous en parler aujourd’hui. L’auteur à succès de Les gens heureux lisent et boivent du café nous entraine cette  fois encore à la rencontre d’une femme à laquelle on  s’identifie immédiatement : Yaël, ex étudiante en école de commerce, fétarde et immature, plutôt sympathique est devenue 10 ans après, une parfaite working girl à la jupe impeccable et à la queue de cheval irréprochable. Interprète dans une agence internationale, mi-robot, mi-humaine, dans le contrôle total, elle est dévorée d’ambition et prête à tout pour réussir. Malgré les appels du pied de sa bande d’amis d’enfance façon Coup de foudre à Notting Hill, de sa soeur adorée, caricature d »institutrice,  de maman et d’épouse aimante, malgré les rappels à l’ordre de son corps totalement épuisé. Mais la vie réserve souvent des surprises auxquelles on ne s’attend pas et les certitudes de Yaël vont en faire les frais, l’amour n’attend pas …

Evidemment, Agnès Martin-Lugand force le trait dans ce quatrième roman, dessine une Yaël beaucoup trop carriériste pour être vraie, beaucoup trop inhumaine pour être crédible mais qu’importe, on y croit, voire on s’attache à elle et comme d’habitude on se laisse emporter jusqu’à la dernière ligne.

Désolée, je suis attendue, Agnès Martin-Lugand , édition Michel Lafon, 378 pages

désolée je suis attendue

 

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